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Jeudi 24 mai 2007
Et pis y'a ceux qui sont là. Qui changent, qui se tranforment, mais qui sont toujours là. Sur qui parfois on n'a pas honte de se reposer. Pour qui parfois on devient pilier et oreille attentive. Ceux avec qui on rit, comme ça, sans trop y penser. C'est beau, mais ça nous rend aveugle. On ne réalise pas tout de suite le bonheur que l'on en retire.

Et pis y'a toi, qui me donnes des ailes. Ce ne sont pas les clés du paradis, je le sais bien, mais ce n'est pas en direction de l'enfer, je ne peux en douter. Elles sont grises, mes plumes, elles s'accordent avec ce monde vieux et terne. Mais elles me permettent de fermer les yeux, et d'ignorer la réalité. Je vole si haut, que je m'énivre de la distance qui me sépare du reste. Ces ailes que tu m'as donné, peut-être étaient-ce les clefs de ton coeur? Je vole si haut que ma peau se recouvre de perles argentées. Mais... je vole si haut que ton visage devient flou, je vole si haut que j'oublie la chaleur de ton corps.

N'as-tu pas des ailes, toi aussi, qui te permettraient de venir à mes côtés pour contempler ce triste monde? N'as-tu pas cette belle paire d'ailes que beaucoup jalousent?

Tu sais, je continue à t'attendre. La tête dans les nuages ou sur les épaules, ces ailes qui se dissimulent si bien, n'arrivent qu'à frémir d'impatience.
Par Kraô - Publié dans : grenouille-krao
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Dimanche 13 mai 2007

J’ai vu si peu de gens s’entendre et s’aimer toujours avec le temps qui passe. J’ai vu tellement d’arrangement pour ne pas briser le quotidien et les enfants. Tant de compromis et d’oreilles bouchées, d’yeux aveugles et de gestes absents.

On m’a dit d’y croire, que sans ça il n’y avait et n’aurait rien. Mais a-t-on le droit de dire que nos parents, que nos frères et sœurs n’y croyaient pas ? Car eux aussi sont tombés ou tomberont dans ce piège de la monotonie et de la lassitude. Ils le voulaient et n’ont rien eu. Peut-être n’était-ce pas leur priorité, peut-être ne s’en rende-t-il même pas compte.

Mais ça me saute tellement aux yeux, à chaque fois que je rencontre de nouveaux parents, d’anciens couples ou seulement des gens liés par le sang.

Tout cet amour perdu, tout cet amour mort, égaré à jamais, pouvons-nous, nous, l’entretenir ? Nous les générations du présents, mais aussi Nous les générations futures ? Saurons-nous donner à nos enfants la notion d’un amour et d’une tendresse presque éternelle ?

S’il vous plait, vous qui n’y pouvez rien, qui ne pouvez m’aider, croyez-y quand même, ne laissez pas tomber, n’ayez pas peur de faire mal lorsque plus de bien en sera retiré. Quittez ces personnes que vous n’aimez plus, dont on vous a imposé la présence. Malgré tout ce qu’elle dira, elle survivra, peut-être même vivra-t-elle mieux ensuite ? Ne soyez pas jaloux de ce bonheur que vous n’avez pas pu apporter, quelqu’un d’autre l’attend. Cherchez ce qui vous est dû, parcourez les sentiers sinueux, les mers et les océans s’il le faut mais par pitié, ne vous mariez pas par dépit, par affront ou par doute. Epargnez-vous et épargnez votre futur conjoint d’une vie difficile. Vous aurez besoin de soutien et d’amour dans votre vie, faite tout ce qui est en votre pouvoir pour vous le garantir. Ne vous reposez pas sur le destin, ce serait montrer de la faiblesse. Prenez-vous en main, quelqu’un vous le rendra bien !

 
C’est pour cela que sceller un accord est dérisoire, nous avons le droit et parfois même le devoir de nous tromper. Ne promettez pas à quelqu’un votre amour éternel si vous n’êtes pas certain de pouvoir aller jusqu’au bout de votre serment. S’il vous plait, permettez aux enfants d’avoir une vision positive de la vie, de l’amour et de ses partenaires futurs. Donnez lui le pouvoir d’espérer une vie délicieuse. Enfin quoi, vous préférez briser des promesses ou combler quelqu’un toute sa vie ? Personnellement je n’aime pas décevoir les gens, alors je préfère n’avoir rien à bafouer, comme le mariage, plutôt qu’avouer ma faiblesse et dire que je n’ai pas pu, non, t’aimer toute ma vie…

Par Kraô - Publié dans : grenouille-krao
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Samedi 12 mai 2007
    Cette douleur, beaucoup la connaisse, beaucoup la subisse. Celle qui vous prend plus ou moins au dépourvu et qui vous broie le ventre. Celle qui vous oblige à rester couché, celle qui rend pénible le moindre geste, la moindre sensation.
    Pourtant, on ne peut pas véritablement se plaindre, car c'est un des bons moyens de se savoir en vie. C'est souvent un paradoxe lourd à supporter, mais a-t-on seulement le choix?

En général, il y a ceux qui fuient en ne bougeant plus, attendant que ça passe et ceux qui s'en accomodent. On ne peut pas dire qu'il y ait un bon et un mauvais comportement, chaque personne a son point de vue sur la question.

Alors je vais continuer à vivre comme si de rien était? Non, y'a les ptites pillules roses! Même si au fond je doute de leur efficacité...

Hinhin, comment arriver à dramatiser un mal qui existe depuis la nuit des temps? C'est simple, ne le nommez pas ;o)
Par Kraô - Publié dans : grenouille-krao
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Lundi 9 avril 2007
J'ai fait une liste. Je me suis creusée la tête et j'ai trouvé. J'ai trouvé ce que j'aimerais faire plus tard pour ne pas ressembler à tout ces gens tristes et monotones.
Je l'ai écrit et je l'ai relu. Et finalement, c'est moi qui ai été triste.

Aurais-je plus de mérite qu'eux si j'étais heureuse en disposant de moyens qui leurs sont refusés? Je ne dois pas sortir du rang en apparence. Et changer en moi ce banal en bonheur. Cette lassitude en force. Pourquoi aurais-je le droit de partir et de me sentir libre, me jouer de ceux qui sont restés si cela ne leur est pas offert?

N'as-ton pas plus de courage en restant et en se battant comme tout les autres pour arriver à un résultat équivalent? Au contraire, ne pas saisir sa chance serait-il un affront?

[ article qui ne sera jamais terminé tant qu'il y aura de la vie ]
Par Kraô - Publié dans : grenouille-krao
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Mardi 6 mars 2007
J'ai envie de faire de mon corps un objet dont je pourrais me servir pour m'exprimer, j'ai envie de maîtriser un art qui m'est inconnu et me rebute, j'ai envie d'épuiser mes muscles jusqu'à ce qu'ils me hurlent d'arrêter, je veux danser pour arriver au point de non retour. Voir mon esprit liberé de ce corps dont je ne sentirais plus le moindre gramme de chair et d'os.

Vous savez, en fait, j'avais juste besoin que l'on me parle de la vie et des étoiles, que l'on me fasse rire et qu'ensemble nous oubliions tout cela. Oui, c'est ça. Le plus important était de ne pas rompre ce lien qui me liait à vous, ce flot de paroles qui me bercait, peut-être d'illusions mais ça me réchauffait quand même un petit peu le coeur. Moi, moi et encore moi. Sensibilité : 0, compréhension : 0. Même pas capable de rendre la pareil, de savoir si je vais vous blesser ou pas. De me retenir, de faire autre chose que de vous communiquer mes émotions qui se révèlent être négatives.

Et tout ce que j'aurais voulu te dire et ne pas te dire. Ce que j'aurais aimé faire et ne pas faire. Corriger toutes les imperfections, tout ce qui sortait du rang, être celle qui fallait. Mais plus je me rend compte que je n'y arrive pas et plus je m'enfonce dans la médiocrité et la méchanceté. J'ai essayé de faire don de moi-même, sûrement avec trop de réserve pour que cela soit vrai. Il suffit d'un moment de parfait ravissement pour que je prodigue au centuple un sentiment contraire.
Tout ce que j'aime et que je copie dans l'espoir un jour d'être en même temps moi et elle. Celle qui donne ou redonne le sourire, celle qui donne envie de siffler un air joyeux, celle qui met des étoiles dans les yeux. Celle que l'on a envie d'approcher et de mieux connaître, celle pour qui un coeur bat, peut-être à l'unisson du miens.

Parce que j'ai souvent pris peur, parce que je brise des objets uniques avant de fuir et parce que je ne sais pas ce que je veux. Ou plutôt si, je le sais trop bien pour l'atteindre. Parce que ce que je crains le plus, c'est de tout perdre, ceux que j'aime et ceux dont je ne peux plus me passer. J'n'arrive pas à oublier pour tout recommencer et purger ma vie qui fait que je suis ce mauvais côté que je déteste tant. Parce que ce que je n'avoue pas c'est que j'aime plus un corps étranger que le mien et que je me trompe de répliques, oubliant ce qui fait que je suis moi.

Je voudrais juste repartir, en n'oubliant plus jamais ce que je fus, ce que je suis, me construisant pour ce que je serais. Je voudrais juste que vous me pardonniez pour que j'ai la chance de recommencer.
Par Kraô - Publié dans : grenouille-krao
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