Lundi 26 février 2007
Tout ce que j'avais fait jusqu'à maintenant me semblait bien futile, je n'ai plus eu envie de me cacher derrière mes articles pour m'exprimer. En fait, j'avais une envie furieuse de faire mal puis soudain l'envie de comprendre quelque chose puis de nouveau cette colère envahissante. J'ai préféré m'abstenir de toute action inconsidérée, comme si tout balayer du plat de la main en trois secondes serait un acte que je pourrais regretter. Peut-être, oui. Ou bien je n'ai pas eu le courage de faire ce que je devais. Qui sait...
Ce blog à la base, je ne sais plus pourquoi je l'avais fait. Il me servait de vide ordure, jeter par écrit toute cette crasse intérieur. Mais je regrette maintenant que ce ne soit qu'un indicateur de mon humeur, de mon état ou de mes sentiments. Comme un baromètre que l'on consulte pour vérifier la situation. On s'en réfère plus à mes articles qu'à moi, j'en viens à me demander: qu'est-ce qui est le plus vrai alors? Ce que j'exprime individuellement à tout un chacun ou mes mots adressés à tout le monde et à personne?
Evidemment, je ne peux nier que je m'en suis servi, que cela m'a peut-être aidé parfois. Mais c'est un grain de sable qui enraye ma machine. Comment puis-je évoluer vers un moi un peu moins moi actuel ( ouah t'es doué ma petite, c'est fou comme t'es claire ) si je me cantonne derrière mes retranchements, si je me cache et m'oublie? Je suis juste entrain de me perdre, ne sachant plus quoi faire, restant dépendante d'on ne sait quelle puissance.
Pour en revenir à mon mouton noir ( belle dérive de l'expression "revenons à nos moutons", vous l'aurez compris) eh bien... les vacances vont me permettre de mettre un frein à la machine. Pas l'arrêter non, juste la ralentir. Se dire que ce n'est pas normal et réfléchir. Réfléchir et réfléchir encore jusqu'à oublier l'essentiel. Chercher d'où venait ce malaise, pourquoi avoir été déçue, pourquoi avoir été si rapide à se fermer et à se murer dans ce qui semblerait être au final une grosse idiotie.
Parce que tu parles seule, petite fille. Parce que tu danses seule et que lorsque tu pleures, personne n'est là pour te réconforter. Parce que tu as haïs, petite fille, parce que ta colère a été plus grande que ta raison. Parce que quand tu jouais dehors, tu ne te sentais jamais seule, petite fille. Parce que maintenant tu sens le gouffre de l'absence s'ouvrir à tes pieds. Parce que tu te soignes, petite fille. Parce que tu pardonnes. Souris. Redonne-moi la lumière, petite fille, car tu portes mon nom.
Ce blog à la base, je ne sais plus pourquoi je l'avais fait. Il me servait de vide ordure, jeter par écrit toute cette crasse intérieur. Mais je regrette maintenant que ce ne soit qu'un indicateur de mon humeur, de mon état ou de mes sentiments. Comme un baromètre que l'on consulte pour vérifier la situation. On s'en réfère plus à mes articles qu'à moi, j'en viens à me demander: qu'est-ce qui est le plus vrai alors? Ce que j'exprime individuellement à tout un chacun ou mes mots adressés à tout le monde et à personne?
Evidemment, je ne peux nier que je m'en suis servi, que cela m'a peut-être aidé parfois. Mais c'est un grain de sable qui enraye ma machine. Comment puis-je évoluer vers un moi un peu moins moi actuel ( ouah t'es doué ma petite, c'est fou comme t'es claire ) si je me cantonne derrière mes retranchements, si je me cache et m'oublie? Je suis juste entrain de me perdre, ne sachant plus quoi faire, restant dépendante d'on ne sait quelle puissance.
Pour en revenir à mon mouton noir ( belle dérive de l'expression "revenons à nos moutons", vous l'aurez compris) eh bien... les vacances vont me permettre de mettre un frein à la machine. Pas l'arrêter non, juste la ralentir. Se dire que ce n'est pas normal et réfléchir. Réfléchir et réfléchir encore jusqu'à oublier l'essentiel. Chercher d'où venait ce malaise, pourquoi avoir été déçue, pourquoi avoir été si rapide à se fermer et à se murer dans ce qui semblerait être au final une grosse idiotie.
Parce que tu parles seule, petite fille. Parce que tu danses seule et que lorsque tu pleures, personne n'est là pour te réconforter. Parce que tu as haïs, petite fille, parce que ta colère a été plus grande que ta raison. Parce que quand tu jouais dehors, tu ne te sentais jamais seule, petite fille. Parce que maintenant tu sens le gouffre de l'absence s'ouvrir à tes pieds. Parce que tu te soignes, petite fille. Parce que tu pardonnes. Souris. Redonne-moi la lumière, petite fille, car tu portes mon nom.
Par Kraô
-
Publié dans : grenouille-krao
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander


merci :)